Parution : 18/02/2021
ISBN : 9782361397074
118 pages (14,8 x 21 cm)

Du sang sur ses lèvres

En 118 pages, Isabelle Gagnon nous plonge dans la vie brûlante de ces jumeaux et, malgré la force du choc, on voudrait retarder l’inévitable.
Alix a dû faire appel à un détective et traverser l’Atlantique jusqu’à Pohénégamook, une petite ville du Québec, pour retrouver la trace de son frère jumeau Paul. Planqué dans 
une cabane de chasseur au milieu des bois, il prépare sa vengeance. Ces dernières années, leur relation s’est un peu étiolée, mais entre eux c’est « à la vie à la mort ». Quand on traverse, gamin, une épreuve aussi traumatique que celle qu’ils ont vécue, plus rien n’est jamais pareil et on ne peut partager sa vie qu’avec celui qui partage notre douleur. C’est pour ça qu’elle ira jusqu’au bout avec 
lui, en dépit du bon sens, en dépit du pardon. Dans ce polar d’une densité remarquable, on fume trop, le whisky est bu au goulot, on s’aime de travers et on avance, toujours, pour ne 
pas sombrer dans les souvenirs, quelle que soit l’issue.

Revue de presse

- Du sang sur ses lèvres Bruxelles News Bruxelles News 19 février 2021
- Du sang sur ses lèvres Muriel Gaillard Blues et Polar 16 février 2021

- Du sang sur ses lèvres

Dans ce court roman, Isabelle Gagnon construit deux personnages, frère et sœur jumeaux, Alix et Paul, écorchés vifs par la mort tragique de leurs parents quand ils étaient enfants (7 ans), aux prises avec une existence qui ne leur fait pas de cadeau et dans laquelle ils ne peuvent pas imaginer Sisyphe heureux : « Toi et moi avons grandi dans le sang. Il ne s’est jamais arrêter de couler dans nos souvenirs ».
Le roman commence à Étretat une semaine après le retour d’Alix du Québec. En marchant au haut des falaises, Alix raconte des tranches de vie de son passé avec Paul, comme si elle lui parlait, mais on sent bien que c’est un monologue. Habile procédé (le contraire d’un flash-back) qui, en deux pages, résume l’essentiel des deux personnages principaux et laisse entrevoir le caractère dramatique de leur destin, comme dans une tragédie grecque. Puis, au chapitre suivant, on se retrouve au Québec : le récit s’étend du mardi au vendredi, presque heure par heure. Pas un mot de trop. Il en résulte une densité certaine qui nous permet de nous rapprocher des personnages, sans nous y attacher pour autant, parce qu’on ne peut pas vraiment les qualifier de sympathiques. En poursuivant un monstre, on risque de devenir soi-même un monstre.
Gagnon ne sombre pas dans la mélancolie. C’est plutôt comme si elle examinait, au microscope, le comportement d’un virus. Avec une précision toute chirurgicale.
Sûrement une écrivaine dont on réentendra parler et qu’on relira avec plaisir.

Une chronique à retrouver sur Bruxelles News

Bruxelles News
Bruxelles News 19 février 2021

- Du sang sur ses lèvres

Muriel Gaillard a présenté Du sang sur ses lèvres sur Blues et Polar :
« C’est un livre très agréable à lire où l’on ne se perd pas en détails et descriptions à n’en plus finir. C’est précis, net, direct et bien écrit. On plonge tout de suite dans l’histoire, on lit d’une traite, et la fin est surprenante. Un excellent livre ! »

Un article à retrouver sur Blues et Polar

Muriel Gaillard
Blues et Polar 16 février 2021
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