Parution : 21/08/2014
ISBN : 9782360541393
240 pages (148 x 210)

20.00 €

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La Figure du dehors

Il ne s’agit pas d’entrer dans le détail de l’actualité culturelle et de commenter ce que Valéry appelait, avec toute la distance d’un esprit exigeant, « tout ça », il s’agit de voir la situation radicalement et de considérer les directions, les orientations proposées pour en sortir.
La Figure du dehors introduit à un espace aujourd’hui plus nécessaire que jamais. C’est un livre-clé, qui a ouvert tout un nouveau champ de littérature et de pensée. Initialement publié en 1982, ce livre a servi de vade-mecum à plus d’une génération de lecteurs, révélant des auteurs tels que Henry Thoreau, Victor Segalen, ainsi que la pointe la plus avancée de la poésie américaine, de Pound à Olson. Mais au-delà de ces individualités singulières qui évoluent chacune à sa manière dans le « dehors » cartographié par l’auteur, le livre ouvre un contexte plus général où la pensée rencontre la poésie, où un nouvel éclairage est porté sur la rencontre profonde entre l’Orient et l’Occident.

Revue de presse

Pour une poétique de plein air et de haut vol Régis Poulet La Revue des Ressources 13 octobre 2014

Pour une poétique de plein air et de haut vol

Des contemporains qui sont des auteurs au sens étymologique — ceux qui augmentent notre sensation du monde — Kenneth White fait de toute évidence partie. On le connaît autant pour ses poèmes et ses waybooks (ou livres-du-chemin) que pour ses essais qui ont reconfiguré les coordonnées de notre postmodernité et ouvert un nouvel espace mental. Ce fut le cas dès 1982 avec La Figure du dehors qui est réédité par Le mot et le reste et que nous vous invitons à lire ou à relire.

L’aspiration du titre à emmener son lecteur en un lieu ouvert se confirme dès la première page. Voilà qui est à comprendre comme une dénonciation en creux – pour ne pas dire en vacuité – de la sémiotique et de ses excès. White critiqua ouvertement Roland Barthes pour son Empire des signes jadis adulé dans les milieux académiques et qui laisse plus perplexe aujourd’hui. Non seulement Kenneth White refuse l’enfermement de l’esprit dans le trop humain de signes qui ne font que se répondre à l’infini en une multiplication kaléidoscopique et spéculaire, mais il ne considère pas non plus le monde, la ‘Nature’, comme un grand livre à lire. Il cherche et propose une méthode :

« Cette aurore, cette poéticité nouvelle, implique non seulement une mise en question de notre héritage culturel et conceptuel, mais aussi, […] le désir, et la volonté, de sortir à la découverte de contextes culturels et de manières de penser dont cet héritage n’a pas tenu compte. »

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Régis Poulet
La Revue des Ressources 13 octobre 2014
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