Parution : 18/05/2017
ISBN : 9782360543380
264 pages (14,8 x 21 cm)

Denali

Un roman tendu et puissant qui entraîne le lecteur dans les grands espaces du Montana en compagnie d’un adolescent en quête de réponses.
Dans les territoires immenses du Montana, Matt Weldon, adolescent livré à lui-même et maltraité par l’existence, tente de renouer avec ses origines et fouille le passé d’un père décédé dans l’ascension de la montagne Denali et d’une mère internée. Il découvre au fil des jours une vie qu’il ne soupçonnait pas, partagé entre l’admiration et la stupeur. Incontrôlable et dévasté, son grand frère Jack est habité par une rage qui le mettra en travers de sa quête et le conduira à commettre l’irréparable. Comme Matt, le lecteur est aux prises avec la rudesse du monde rural et autarcique qui habite cette aventure, ne trouvant du répit que dans les instants où l’osmose avec la nature grandiose du Montana est salvatrice. L’écriture acérée de Patrice Gain et sa capacité à immerger le lecteur dans son univers permettent le contraste du récit, entre réalisme cru et évasion poétique.

Lire un extrait

Revue de presse

- Retour aux sources Frédérique Robert Zibeline 5 août 2017
- Le vertige des abymes Geneviève Simon La Libre Belgique 26 juin 2017
- Denali Dealer de lignes Blog Dealer de lignes 26 juin 2017
- Denali Léa Blog Lea Touch Book 26 juin 2017
- Denali de Patrice Gain Nathalie Glorion Les Passions de Chinouk 15 juin 2017

- Retour aux sources

Denali est le nom traditionnel du mont McKinley, Alaska, point culminant des Etats-Unis (6194 mètres). Denali est aussi le titre du deuxième roman de Patrice Gain, professionnel de la montagne, ingénieur en environnement et amateur de grands espaces. Un récit principalement situé dans le Montana, au pied des Bitterroot Mountains, pas loin de la rivière du même nom, dans laquelle pullulent les truites arc-en-ciel. Un univers beau, mais âpre, où rôdent des loups de toutes sortes…
Après la disparition de son père lors de son ascension du mont Denali, après l’internement de sa mère qui n’a pas supporté ce deuil, Matt Weldon, le narrateur, est venu vivre là, dans le ranch familial, auprès de sa grand-mère. Lorsque celle-ci meurt au tout début du roman, l’adolescent se retrouve « Seul. Rien autour, rien à l’horizon et rien à attendre. Seul. Abominablement. » Après une phase de sidération, à même pas quinze ans, le garçon va accepter son existence solitaire et sauvage, apprivoiser son environnement et partir en quête de son père. Qui était-il vraiment ? Pourquoi avoir entrepris l’ascension du Denali en solitaire ? L’irruption de Jack, son frère aîné, ivre de métamphétamines et de haine, mettra un terme provisoire à cette quête… dont le lecteur n’aura les clés qu’à la toute fin de ce livre fort, où la violence des hommes semble refléter la dureté du climat et de la vie dans ces contrées isolées où la nature est encore reine. Au fil de ce texte tendu, riche en rebondissements, la citation d’Ibsen, placée en exergue, prend tout son sens. « Les enfants sont punis par le péché de leurs parents. » écrivait le dramaturge norvégien dans Les Revenants. Ainsi en va-t-il de Jack. Matt, lui, parviendra, non sans mal, à se défaire du poids d’un passé qui n’est pas le sien. Et à trouver sa place dans le monde, en Alaska, pas loin du Denali. Un beau roman d’apprentissage et un hymne fervent à la nature sauvage.

Retrouvez l’article sur le site de Zibeline

Frédérique Robert
Zibeline 5 août 2017

- Le vertige des abymes

Patrice Gain a choisi le Montana pour cadre d’une intrigue haletante.

“Les enfants sont punis par le péché de leurs parents.” Cette phrase d’Henrik Ibsen que Patrice Gain a placée en exergue de “Denali”, son premier roman, l’éclaire d’une lumière sombre et accusatrice. Comme naguère Céline Minard a su se montrer inspirée par l’Ouest américain (“Faillir être flingué”, 2013), Patrice Gain, lui, s’empare des territoires immenses du Montana avec “Denali”, un premier opus haletant, riche en rebondissements, à l’écriture alerte et rythmée, auquel il ne manque pas grand chose (un travail
éditorial plus serré) pour être un grand livre.

“On était en août et rien de bon ne m’attendait nulle part.” Adolescent livré à lui même qui tente de retrouver quelque équilibre dans la ferme de son grand-père, Matt Weldon essaie d’apporter des réponses aux questions qui l’obsèdent. Dans quelles circonstances son père a-t-il trouvé la mort alors qu’il effectuait l’ascension du Mont Denali ? Pourquoi le personnel hospitalier l’empêche-t-il de voir sa mère internée ? A quatorze ans seulement, le voilà confronté aux origines du mal, à des menaces insoupçonnées, mais aussi poussé à prendre des décisions qui le dépassent. Remontant malgré lui le fil de la vie de ses parents, témoin du vacillement de l’édifice familial, Matt ne sait trop s’il peut s’autoriser à être fier d’eux ou consterné par ce qu’il apprend. D’autant que Jack, son frère aîné, semble s’enfoncer dans une voie sans issue.

Professionnel de la montagne, Patrice Gain partage ici sa fascination pour les sommets, “seuls espaces à conquérir aujourd’hui”. Nature omniprésente, âpreté des terres reculées, isolement : c’est dans un décor singulier qu’il orchestre une prenante plongée vers les abymes de la vie. Roman que l’on dévore d’un trait, “Denali” peut aussi se lire comme un parcours initiatique. “La vérité, c’est qu’il n’y a pas de vérité derrière tout ça.”

Geneviève Simon
La Libre Belgique 26 juin 2017

- Denali

Denali est un roman noir nature-writing envoûtant aussi magnifique que les romans de Ron Rash ou David Vann pour ne citer qu’eux. Et pourtant Patrice Gain est une plume française.
Et quelle plume ! Si belle que je n’ai pas cessé de noircir mon carnet de toutes les belles citations que l’auteur nous offre dans ce roman.

Dés le départ j’ai senti un attachement féroce pout Matt, confronté si jeune à tant de douleur. Impossible de lâcher ce récit chargé de rage, de colère, de fureur mais aussi d’amour, de fraternité, d’amitié, où seule la communion avec la nature apportera un peu de plénitude et permettra aux lecteurs un peu de répit dans la folie des hommes.

Un roman nerveux, puissant, vibrant, une écriture aussi belle que les paysages du Montana et qui dégage à elle seule une montagne d’émotions. Un formidable voyage dans les grands espaces américains en compagnie d’un jeune garçon en quête de réponse.

Immense coup de cœur.

Retrouvez cette chronique sur le blog de Dealer de lignes

Dealer de lignes
Blog Dealer de lignes 26 juin 2017

- Denali

Patrice Gain réussit un pari très difficile : celui d’écrire comme les grands romanciers américains, celui de s’imprégner de tout l’héritage écrasant des grands classiques de la littérature américaine et sortir du lot, rendre hommage tout en donnant sa voix à cet ensemble. Denali est une lecture très forte du fait du personnage central mais aussi de ses nombreuses et terribles péripéties.

Dès le départ le ton est donné, Denali est un drame percutant : le jeune héros, Matt, va devoir affronter la violence des autres et notamment de son frère depuis la mort de son père, de sa grand-mère et la dépression de sa mère. Sans protection d’un parent proche et bien aimant, cet adolescent va découvrir un monde hostile rempli d’êtres effroyables au point de lui enlever toute forme de candeur. J’ai été vraiment touchée par cette suite d’événements tragiques qui frappent ce protagoniste, rien ne lui est épargné, tout est fait pour le forger, il est peut-être la preuve littéraire que tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort.

Face à Matt il y a des êtres pour la plupart malveillants et le plus terrible est sans aucun doute son frère du fait de son indifférence, de son égoïsme et de sa haine intrinsèque. Matt n’abandonnera jamais espoir envers Jack, à un tel point que cela devenait presque insupportable, le lecteur espérant secrètement que ce petit frère se révolte et prenne conscience de la nature profonde de son aîné. Il y a aussi quelques petites touches de lumière, des êtres bienveillants que je vous laisse découvrir.

Ainsi en plus de portraits très charismatiques, Patrice Gain rend hommage aux grands espaces américains, au nature writing avec des paysages magnifiques du Montana qui amènent une certaine forme de sérénité partielle dans le récit, nécessaire pour que le lecteur et le héros se ressourcent quelques instants avant de repartir dans la dureté cruelle de l’existence à laquelle est confrontée Matt.

En définitive, un très beau roman : puissant, percutant et émouvant !

Retrouver cette chronique sur le blog de Léa Touch Book

Léa
Blog Lea Touch Book 26 juin 2017

- Denali de Patrice Gain

Premières phrases

C’était le premier matin de mois d’août. Une chaude journée d’été s’annonçait. Une de ces journées où la chaleur évapore votre énergie et vous laisse apathique. J’étais assis contre les planches disjointes du poulailler, près du potager. Les poules grattaient la terre et picoraient en caquetant. Une coccinelle jaune, avec sept points noirs, s’était posée sur les pages du livre «Into The wild» que je n’arrivais pas à lâcher, puis elle était remontée le long de mon avant-bras.

*Pourquoi ce livre *

En parcourant le catalogue de nouveautés de la maison d’édition « Le mot et le reste », je suis tombée sous le charme de cette couverture, puis le titre a titillé la curiosité de la Fan du Grand Nord que je suis. Denali étant le nom d’un parc national en Alaska et aussi le nouveau nom du Mont McKinley, le plus haut sommet d’Amérique du nord. Le nom de l’auteur a fini de me faire douter : il me fallait ce livre.
Patrice Gain, je l’ai découvert avec son délicieux « La naufragée du lac des dents blanches».

Mon avis sur le livre

Avec Denali, nous allons suivre Matt qui, suite au décès de sa grand-mère, se retrouve livré à lui-même dans une ferme isolée du Montana.

Matt vivait avec sa grand-mère, car sa mère, n’ayant pas supporté le décès de son père, a été internée dans un hôpital psychiatrique. La seule famille qui reste à cet ado, c’est son frère Jack, mais celui-ci le rejette.

En fouillant dans les affaires de sa grand-mère, Matt va trouver des revues d’escalade datant d’avant sa naissance avec des photos de son père.
Celui-ci est mort en escaladant le Denali, alors que Matt et Jack se sont toujours demandé ce que leur père était bien allé faire là-bas, car pour eux il n’avait rien d’un gars adepte de l’escalade !

Avec la découverte de ces pages, Matt va entreprendre de mettre à jour l’histoire de son père et va déterrer un lourd secret de famille.

J’ai trouvé les personnages de ce livre très bien construits. J’ai éprouvé autant de l’empathie pour Matt que j’ai détesté Jack.

Matt était prêt à tout pour son frère, j’avais parfois envie de le secouer et de lui lire : Stop ! laisse-le, cela va mal finir ! Ce fut hélas le cas.

Après la lecture, d’une traite de Denali j’ai envie de dire Wow ! Voilà du Nature Writing comme je les aime ! Le Montana, les grands espaces, les parties de pêche, de la poussière, des personnages torturés…

Patrice Gain aime les grands espaces et cela se ressent, j’aime beaucoup son écriture et ses descriptions. En 256 pages, j’ai pris un aller direct pour le Montana.

L’auteur nous propose avec « Denali » un livre bien construit avec de belles montagnes russes émotionnelles dans les dernières pages.

Avec son premier roman, je savais qu’il fallait que je suive ses écrits: avec celui-ci, j’en suis sûre ! J’espère profondément qu’il nous en proposera d’autre dans ce genre, car Patrice Gain a tout pour devenir le maître du Nature Writing français

Retrouvez cette chronique sur le site www.lespassionsdechinouk.com

Nathalie Glorion
Les Passions de Chinouk 15 juin 2017
Réalisation : William Dodé - www.flibuste.net - Mentions légales