Parution : 14/06/2012
ISBN : 978-2-36054-054-9
424 pages
148 x 210
26.00 €
ISBN : 978-2-36054-054-9
424 pages
148 x 210
26.00 €
Traduit de l’anglais par Aymeric Leroy
En 2009, après une formidable carrière de quarante ans qui l’a vu jouer dans trois des plus grands groupes de rock progressif de tous les temps (Yes, King Crimson et Genesis), devenir leader du quartette Earthworks, jouer avec nombre de grandes personnalités de la musique et passer du rock progressif au jazz électro et au jazz acoustique, le batteur Bill Brufford décide de se retirer de la scène pour laisser la place aux plus jeunes. Dès lors, il se consacre à l’écriture de ses mémoires. Cet exercice, il le réalise avec la plus grande honnêteté et la plus grande exigence, portant un regard aigu, sans amertume, ni naïveté, ni complaisance, aussi bien sur son propre parcours que sur l’industrie de la musique et ses évolutions.
Son autobiographie se lit d’une seule traite, tant elle convoque d’images personnelles et vivantes de ces quarante années de concerts, d’enregistrements et de passion de la musique. Elle a le double intérêt de nous plonger de plain pied dans l’univers de ce musicien qui apporta nombre d’innovations stylistiques au jazz acoustique du xxie siècle et de mieux discerner les ressorts (contrats, contraintes techniques, logiques économiques et de pouvoir, etc.) du véritable champ de bataille de la musique dans lequel tout musicien se débat.
Son autobiographie se lit d’une seule traite, tant elle convoque d’images personnelles et vivantes de ces quarante années de concerts, d’enregistrements et de passion de la musique. Elle a le double intérêt de nous plonger de plain pied dans l’univers de ce musicien qui apporta nombre d’innovations stylistiques au jazz acoustique du xxie siècle et de mieux discerner les ressorts (contrats, contraintes techniques, logiques économiques et de pouvoir, etc.) du véritable champ de bataille de la musique dans lequel tout musicien se débat.
Parues au Royaume-Uni en 2009, suite à l’annonce de son retrait de la scène, les mémoires de Bill Bruford sont ici enfin traduites en français par Aymeric Leroy, un spécialiste des musiques progressives qui a écrit et traduit plusieurs ouvrages sur le même sujet aux éditions le Mot et le Reste.
Revue de presse
| Consulter | King Médéric trafique Fripp/Crimson | Bruno Pfeiffer | CA VA JAZZER, Libération.fr, 24/11/12 |
| Consulter | Olivier RENAULT | ARTPRESS n°393, OCTOBRE 2012 | |
| Consulter | Sophie Chambon | les Dernières Nouvelles du Jazz, 14 septembre 2012 |
King Médéric trafique Fripp/Crimson
Démarrons sur un enchaînement de postulats irréfutables. Un : Médéric Collignon chevauche en tête de la jeune génération française des jazzmen.
Deux : le groupe génial et fondateur du Progressive Rock des années 70 s’appelle King Crimson.
Trois : Collignon a craqué sur le groupe, particulièrement le leader, le guitariste ombrageux Robert Fripp, qui compose quasiment tout.
Quatre : Collignon réalise un album entier à partir de quatre périodes de Fripp (1968 à 2003).
Résultat? Respect! King Médéric renouvelle l’enchantement
[...]
Il était impossible de jeter le gant au parcours mythique de Fripp : Collignon l’a fait.
Livre conseillé : Bill Bruford – Yes, King Crimson, Ed. Le Mot et le Reste
http://jazz.blogs.liberation.fr/pfeiffer/2012/11/king-m%C3%A9d%C3%A9ric-trafique-frippcrimson.html
Bruno Pfeiffer
CA VA JAZZER, Libération.fr,
24/11/12
Le lecteur n’entre pas dans la vie privée des groupes et musiciens que Bruford a fréquentés. Malgré quelques petites pointes (les éternels retards de Chris Squire, l’égocentrisme de Robert Fripp) qui n’entachent en rien le génie de ces musiciens, les amateurs d’indiscrétions sont priés d’aller voir ailleurs. C’est à une autre intimité que nous convie Bruford, celle du travail. La grande confusion des enregistrements studio avec Yes, la rigueur du travail avec King Crimson, son admiration pour l’extraordinaire virtuosité d’un Tony Levin ou d’un Jeff Berlin. Ou encore son goût pour les nouvelles technologies (il fut l’un des premiers à utiliser une batterie électronique), son retour à l’acoustique, au jazz. Régression ? Au contraire : une résistance, une offensive par l’inventivité et l’improvisation dans un système où tout peut se falsifier… Bruford écrit aussi un livre politique : il analyse sans complaisance le marché musical, le cynisme des coulisses de la “fabrique du bonheur humain” dans laquelle il a trimé plus de quarante ans, se frayant un parcours singulier, critique, ludique… En musique !
Olivier RENAULT
ARTPRESS n°393,
OCTOBRE 2012
Le Mot et le Reste a réussi le tour de force, après le très complet Rock progressif d’Aymeric Leroy, expert en la matière, d’évoquer en deux livres King Crimson et Bill Bruford, l’une de ses principales figures. La traduction de Leroy est parfaite, avec juste ce qu’il faut de recul pour mettre en valeur la construction en chapitres précis, aux titres attractifs, découpant ce parcours en épisodes savoureux que l’on lira à son rythme et selon son désir. Le dernier chapitre ” Lâcher prise ” pourrait se lire en premier, dévoilant ainsi le retour sans indulgence sur une vie pas si exceptionnelle et pourtant exaltante. Au moment du bilan, au delà des mirages du show business, cette introspection constitue une analyse rigoureuse d’un milieu controversé, passionnant pour l’amateur, désespérant pour l’artiste. Et fait la part des choses entre succès, célébrité et talent. Suivant une chronologie finement établie, la narration, sans être platement linéaire, suit cet univers rock en expansion dont les contours ne sont pas encore complètement connus. Un parcours rarement chaotique malgré certains repentirs, avec une ligne assumée de la part d’un musicien authentique qui a marqué de sa personnalité presque tous les albums qu’il a enregistrés. Bruford a su gérer sa carrière, sans tomber dans l’exaltation mystique de Yes, la sombre démesure de King Crimson. Sans aucun scandale, menant une vie familiale rangée, c’est au fond un type très ordinaire … sauf qu’il a traversé l’histoire de la musique populaire des quarante dernières années, participé à quelques-uns des plus grands groupes, alors que les rock stars explosaient en vol …
Absolument indispensable, enlevé, percutant et instructif !
NB : un index suffisant et une iconographie (photos, pochettes…) très bien insérée dans le texte.
LES DERNIÈRES NOUVELLES DU JAZZ
Sophie Chambon
les Dernières Nouvelles du Jazz,
14 septembre 2012
